Symposium au TNA/ Les artistes martyrs : évocations et hommages

À l’occasion de la « Journée nationale du Chahid » (coïncidant avec le 18-Février), le Théâtre National Algérien Mahieddine-Bachtarzi a organisé, sous l’égide du Ministère de la Culture et des Arts, un symposium d’une journée intitulé « Les Artistes Martyrs… Dialectique de l’encre et du sang », et qui a eu lieu le samedi 20 février 2021 au niveau de la grande salle Mustapha-Kateb du TNA.
Les intervenants, universitaires et chercheurs (au nombre de sept : Dr Ahcène Tlilani, Dr. Driss Guergoua, Dr. Abdelkrim Ben Aïssa, Dr. Djamila Mustapha-Zeggai, Mohamed Sari, Abdelkrim Tazaroute, Dr. Leïla Benaïcha), ont mis en exergue, durant cette rencontre scientifique, le rôle d’une élie de chouhada de la guerre de Libération nationale, ainsi que l’apport des arts à la Révolution, tout en évoquant l’engagement artistique et le parcours militant de quelques artistes et écrivains.
Intervenant lors de la première séance de ce symposium, organisée à la mémoire de Ahmed Reda Houhou et Mohamed Boudia, le Dr. Ahcène Tlilani a d’abord analysé et expliqué le thème du symposium, puis a évoqué le rôle “actif” joué par une élite d’artistes martyrs de la guerre de libération et leurs contributions artistiques.
De son côté, Dr. Driss Guergoua, s’est intéressé dans sa communication au parcours du martyrs Ahmed Réda Houhou, ainsi qu’à sa production littéraire et journalistique.
Pour sa part, Dr. Abdelkrim Ben Aïssa, de l’université de Tlemcen, a mis en avant la contribution du théâtre algérien dans la consécration de la révolution et de la résistance grâce aux instruments dramaturgiques.
Dr. Djamila Mustapha-Zeggai s’est particulièrement intéressée au parcours et à l’œuvre d’Azzedine Medjoubi, alors que Mohamed Sari a consacré son intervention à l’écrivain Mouloud Feraoun, et aux écrivains algériens d’expression française, à l’exemple d’Assia Djebar, Mouloud Mammeri ou encore Mohammed Dib.
Le journaliste et auteur Abdelkrim Tazaroute a proposé une communication portant sur « L’image des martyrs dans la révolution du 1er Novembre 1954 », rappelant que « c’est à Abane Ramdane que revenait l’idée d’intégrer au sein du mouvement national “une cellule audiovisuelle” chargée d'”internationaliser la révolution algérienne” et promouvoir son image ». Des documentaires et des films, ont alors été conçus et réalisés par de “jeunes cinéastes”, à l’instar de René Vautier, Pierre Clément et Djamel Eddine Chanderli, offrant ainsi « à la lutte armée contre l’occupant français un retentissement mondial, avant de donner le relai aux longs métrages postindépendance aux contenus sacralisant le slogan : “Un seul héros, le peuple”. »
« La lutte artistique, face cachée de la révolution algérienne » est l’intitulé de la communication de Dr. Leila Benaïcha qui s’est intéressée à l’évolution de la révolution à travers le parcours des artistes martyrs, notamment Ali Maâchi.